Le cortex cingulaire antérieur

Le cortex cingulaire antérieur (CCA) est la partie frontale du cortex cingulaire, qui ressemble à un « collier » s’enroulant autour du corps calleux dont les fibres relaient les signaux neuronaux entre les hémisphères cérébraux droit et gauche.

Il comprend une zone ventrale et une zone dorsale et semble jouer un rôle dans une grande variété de fonctions autonomes comme la régulation de la pression artérielle et du rythme cardiaque, les fonctions cognitives, telles que l’anticipation de récompense, la prise de décision, l’empathie et l’émotion.

Croire en Dieu modifie le cerveau

(Source Magazine Cerveau et Psycho- 13 mai 2009)

Une zone du cerveau fonctionne au ralenti quand on croit en Dieu : le cortex cingulaire antérieur. Quel est son rôle ? Cette zone cérébrale sert à anticiper l’avenir, et à nous avertir si les événements qui ont lieu correspondent à ce que nous attendions.

Des neurologues de l’Université de Toronto au Canada ont placé des individus, croyants ou athées, dans un scanner, et leur ont fait passer des tests mentaux où il faut anticiper une réponse, et ensuite prendre connaissance de la réponse correcte. Chez les athées, le cortex cingulaire s’active fortement en cas d’erreur : il signale que le résultat n’est pas conforme à la prédiction.

Chez les croyants, il s’active nettement moins. Lorsqu’un événement non conforme à leurs attentes se produit, cela déclenche une réaction moins intense que chez les autres.

En quoi la religion réduit-elle les réactions à l’imprévu ? Dans la plupart des systèmes de croyance, un événement non conforme aux attentes peut toujours être reconsidéré, et interprété de façon à cadrer avec le canevas théorique de la foi. Si un ami a trouvé la mort sur la route, si on vient de découvrir une maladie incurable chez un autre, c’est que Dieu l’a voulu. Et si l’on ne trouve pas d’explication, cela ne veut pas dire qu’il n’y en a pas : c’est que les desseins du Seigneur sont impénétrables.

Cette vision du monde apporte évidemment des bénéfices inestimables : un cortex cingulaire antérieur qui fonctionne au ralenti entraîne moins de tension psychique ; on se préoccupe moins des incertitudes qui entourent l’avenir, on cherche moins à explorer les possibles et à guetter les signes qui confirment ou infirment ses prévisions. On est plus fataliste, mais moins stressé.

La religion est d’ailleurs considérée par nombre de chercheurs comme un anxiolytique, qui se serait répandu dans les différentes cultures en raison de cette vertu apaisante, aidant à affronter les craintes liées à la mort, au caractère imprévisible et incontrôlable de l’existence.

L’athéisme est un phénomène humain moderne qui a commencé à apparaître en Europe il y a à peine 2 ou 3 siècles avec les Lumières. Avant cela et depuis l’apparition des sapiens, l’immense majorité des humains ont cru en Dieu (ou aux dieux) et la plupart continuent encore aujourd’hui à y croire. Statistiquement l’état naturel du cerveau humain reste, massivement et incontestablement, la croyance en Dieu… Donc, c’est l’athéisme qui modifie le cerveau, non la croyance en Dieu! Les cortex cingulaires des athées sont anormalement sur-excités quand ils se trompent. Les explications que l’on peut imaginer sont alors inverses à celles données dans l’article qui ne tient pas compte de la réalité statistique. La religion n’est pas un anxiolytique, c’est l’athéisme qui est un facteur de stress! On peut même supposer, qu’à terme, le cortex cingulaire étant trop sollicité chez les athées, il se fatigue et tombe malade. Y aurait-il plus de maladies neurodégénératives chez les athées?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *